Financé par la section désarmement démobilisation et réinsertion (DDR) de la MONUSCO, le projet « appui au processus de paix et réinsertion socio-économique des jeunes à haut risque et des femmes vulnérables à travers les formations professionnelles des jeunes en coupe-couture, en menuiserie et en pâtisserie » a permis de réduire les violences communautaires dans la région de Fataki, situé à près de 80 kilomètres au nord de Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri.
Exécuté par l'ONG FADEM, ce projet encadre ces jours une centaine de jeunes femmes et hommes qui apprennent de la menuiserie, de la pâtisserie et de la coupe-couture. Il permet de renforcer les liens entre les communautés locales qui peuvent de nouveau se côtoyer et vivre ensemble, après une série des turbulences qui ont caractérisé cette région du territoire de Djugu.
Love Georgine, coordinatrice de l'ONG FADEM, a salué le rôle important que joue ce centre de formation professionnelle basé à Fataki, tout en appelant les communautés à en assurer la protection.
« Ce centre avait l'objectif de réduire les violences et encourager la cohabitation pacifique pour mettre les deux communautés ensemble. Les deux travaillent ensemble et la cohabitation pacifique est au rendez-vous. A la communauté, de bien garder ce centre qui est pour nous un bijou », a-t-elle dit lors de l'inauguration de ce centre.
Le commissaire supérieur principal Ruphin Mapela, administrateur militaire du territoire de Djugu sous état de siège qui a inauguré ce centre, félicite l'ONG FADEM pour sa construction à l'avantage de la communauté. Il lance un appel aux jeunes à haut risques et à toute la communauté de s'en servir pour pacifier Fataki, en particulier, et Djugu en général.
« Nous demandons à la communauté de s'en approprier, cette oeuvre qui va faciliter la réinsertion des communautés », a-t-il affirmé.
Cette infrastructure construite par FADEM marque un tournant décisif pour la paix et la cohabitation pacifique à Fataki, autrefois secoué par des conflits armés où plusieurs infrastructures se sont vues détruites. Les communautés locales saluent également ce joli bijou qui renforce la cohésion partant des activités, voire des formations organisées.